Annoncée pour ce mercredi 27 décembre 2023, la marche de contestation des résultats des urnes, encore partiels et provisoires, plaçant favori le président sortant Félix Tshisekedi, a commencé par des échanges violents entre les forces de l’ordre et les partisans de Matin Fayulu au siège de son parti politique à Kinshasa.

Plusieurs dizaines de manifestants qui soutiennent les opposants, étaient déjà réunis cet avant-midi au siège du parti politique Ecidé de Martin Fayulu, candidat à la présidentielle, placé à la troisième position, après Moïse Katumbi en dexième, d’après les résultats partiels déjà publiés provisoirement par la Ceni au Centre Bosolo.  

Jet de pierres, lancement de bombes lacrymogènes et échanges de projectiles a caractérisé ce matin à Kinshasa, ce qui devrait une marche de mobilisation générale contre les élections qualifiées ‘’chaotiques’’ par les opposants.  

Martin Fayulu, qui attendait les autres opposants le rejoindre au lancement de cette marche au siège de son parti politique, s’est y retrouvé retranché. Pourtant, un jour avant,  les autorités avaient déjà interdit la tenue de cette marche. « Aucune marche n’est autorisée, car la contestation des résultats doit se faire devant les tribunaux compétents… » avait prévenu Peter Kazadi, le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, au cours d’un briefing de presse à Kinshasa le lundi 25 décembre 2023.

Signalons que les opposants ont commencé à contester les résultats partiels des élections, pendant que ce processus de publication progressive des résultats est en cours. N’ayant pas fait mention de recours à la Cour Constitutionnelle jusque-là, Moïse Katumbi, le premier adversaire du président sortant, compte sur la mobilisation générale de son électorat afin d’annuler ce scrutin, accusé d’avoir connu plusieurs irréalités.


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