
Des entreprises acculées, contraintes de survivre par leurs propres moyens
Face à ce chaos, les entreprises, livrées à elles-mêmes, tentent désespérément de s’adapter. Privées de soutien extérieur, elles se replient sur des solutions internes pour éviter la faillite : réorganisation en urgence de leurs opérations (55 %), exploration de nouveaux marchés (37 %), coupes budgétaires drastiques (35 %). L’entraide et les partenariats, qui pourraient être des alternatives viables, restent pourtant largement sous-exploités, avec seulement 26 % des entreprises optant pour des alliances stratégiques et à peine 14 % osant la sous-traitance. Une situation qui illustre l’isolement croissant des acteurs économiques dans ce climat de peur et d’incertitude.
Des secteurs d’activité sous tension, au bord du gouffre
Dans le domaine de la production, l’urgence est absolue : 68 % des entreprises se battent pour réorganiser leurs opérations, tandis que 42 % cherchent désespérément à s’affranchir des zones à risque. La distribution n’est pas en reste : face à une contraction brutale du marché, 58 % des entreprises restructurent en urgence, et près de la moitié (47 %) sont contraintes de saborder leurs coûts pour ne pas sombrer.
Le secteur des services, quant à lui, tente de s’accrocher à une diversification forcée (39 %), dernier rempart contre un effondrement imminent. Mais cette stratégie suffira-t-elle à stopper l’hémorragie ? Rien n’est moins sûr.
Une économie au bord de l’effondrement
Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer, les perspectives s’assombrissent pour les entreprises. L’incertitude règne, la résilience atteint ses limites, et l’absence de solutions globales menace d’étouffer définitivement l’économie de l’Est de la RDC. Combien d’entreprises tiendront encore le choc ? Combien de travailleurs perdront leur emploi dans les mois à venir ? Sans réponse concrète et immédiate, le pire est à craindre.
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